Publié le par Jérôme Baube
Une couleur parle avant le nom
On reconnaît une enseigne de loin, bien avant de pouvoir lire ce qui est écrit dessus. C’est la couleur qui travaille en premier : elle installe une impression, et cette impression doit correspondre à ce que vous vendez.
Quelques repères, à prendre comme des tendances et non comme des règles :
- le rouge attire l’œil et évoque l’énergie, l’urgence, l’appétit : on le voit beaucoup dans la restauration et la distribution ;
- le bleu rassure : confiance, sérieux, stabilité, d’où sa place dans la banque, l’assurance et la technologie ;
- le vert parle de nature, de santé, de croissance, et de « feu vert » ;
- le jaune et l’orange évoquent la chaleur, l’optimisme, l’accessibilité ;
- le violet se lit comme rare, créatif ou précieux ;
- le noir, le blanc et le gris jouent la sobriété et l’élégance, et laissent la place à une seule couleur d’accent.
L’exemple du marcheur vert
Le logo de Motion Drive est un piéton de feu de signalisation, tourné vers la droite : il avance. Le rouge était exclu d’office, puisqu’il aurait dit « arrêtez-vous ». Le vert s’est imposé, celui de la signalisation, qui dit à la fois « vous pouvez y aller » et « c’est sûr ». La couleur ne décore pas le dessin : elle porte le message.
C’est la question à vous poser pour votre propre logo : qu’est-ce que votre couleur doit faire comprendre, sans un mot ?
Se distinguer de ses voisins
Avant de choisir, regardez les couleurs de vos concurrents directs, ceux que vos clients comparent avec vous. Si tous les garagistes du secteur sont en bleu et rouge, un garage en vert profond se retient mieux. À l’inverse, certaines couleurs sont devenues des codes d’un métier : s’en écarter doit être un choix, pas un hasard.
Une couleur qui tient partout
Un logo vit sur beaucoup de supports : l’enseigne, le camion, le papier à en-tête, le site, l’icône d’une application, une broderie sur un vêtement de travail. Trois vérifications évitent les mauvaises surprises :
- Le noir et blanc : le logo doit rester lisible sans aucune couleur, pour un tampon, une gravure ou une photocopie.
- Le contraste : un texte coloré sur un fond doit rester lisible, y compris pour les personnes qui voient mal. Des outils gratuits mesurent ce contraste selon les normes d’accessibilité du web.
- Les références de couleur : la même teinte doit sortir identique chez l’imprimeur, chez le brodeur et à l’écran. Votre charte doit donc donner ses valeurs pour chaque usage.
La cohérence fait la mémoire
Une couleur ne fonctionne que si elle revient partout, toujours la même. C’est la répétition qui fait qu’un client vous reconnaît sur un salon, sur une camionnette ou dans ses résultats de recherche. Une palette courte (une couleur principale, une ou deux couleurs d’accompagnement, des neutres) est plus facile à tenir qu’un arc-en-ciel.
Si votre logo existe déjà mais que ses couleurs changent d’un support à l’autre, il n’est pas forcément à refaire : une charte d’une page, avec les bonnes références, suffit souvent à remettre de l’ordre.
À lire aussi
- Le service : logo, charte et PAO.
- Une identité conçue pour un public institutionnel : le symposium Cyb’Air Sud.
- Pour être trouvé en ligne : la fiche Google d’une entreprise locale.